Eurosport - jeu., 01 nov. 20:02:00 2007
Coup de froid sur le circuit WTA : Martina Hingis aurait été contrôlée positive à la cocaïne à Wimbledon. Stupéfaite, elle plaque tout et prend de nouveau sa retraite, deux ans après son retour au plus haut niveau. La Suissesse, ex-N.1 mondiale, ne reconnait rien. La WTA n'a pas pris de sanctions.
Martina Hingis de la lumière à l'ombre : la Suissesse, ex-n.1 mondiale, aurait été contrôlée positive à la cocaïne à Wimbledon. Une nouvelle qui secoue le monde du tennis, dont elle refait partie depuis son retour à la compétition il y a deux saisons. Une fois l'information divulguée, la réaction de Hingis n'a pas traîné : elle quitte le circuit professionnel pour de bon.
"Je suis soupçonnée de m'être dopée à la cocaïne lors du tournoi de Wimbledon. Ce soupçon est si terrible que je me suis décidée à ce coming out", a-t-elle annoncé. Je sais que je ne me suis pas dopée et que je suis innocente", a-t-elle affirmé, ajoutant: "J'aurais une peur panique de prendre des drogues. J'ai décidé, à cause de ces raisons, de problèmes de santé avec ma hanche et de mon âge, d'arrêter le tennis" , a-t-elle précisé.
"Accusation immondes et monstrueuses"
"Ce sont des accusations immondes et monstrueuses. Je n'ai jamais pensé de ma vie au dopage, ne me suis jamais dopée et n'ai jamais essayé de drogue", selon la joueuse qui lisait d'une voix calme mais visiblement émue un communiqué. "Lorsqu'on m'a dit que j'avais été testée positive à la cocaïne, j'ai été choquée", a-t-elle précisé. Martina Hingis a indiqué avoir refait un test de sa propre initiative, qui s'est révélé négatif. "Mais un nouveau test a donné le résultat contraire, il a été positif" , a-t-elle poursuivi à propos de la contre-expertise officielle.
Selon la championne de tennis, ses avocats ont relevé plusieurs irrégularités dans la procédure de test antidopage. "Les autorités devront admettre qu'elles se sont trompées", a ajouté Martina Hingis, selon laquelle les autorités sont "incapables de prouver que l'urine (qui a été testée positive à la cocaïne) provient de moi". La joueuse de tennis a quitté la conférence de presse au bout de quelques minutes, sans répondre aux questions des journalistes.
La WTA ne sévira pas
La WTA, qui gère le circuit féminin de tennis, a de son côté indiqué jeudi ne pas avoir "reçu d'informations" concernant un éventuel contrôle antidopage de la Suissesse. "LA WTA n'a reçu aucune information officielle au sujet d'un résultat positif d'un contrôle antidopage auquel a fait référence Martina Hingis dans sa conférence de presse aujourd'hui (jeudi)", a indiqué dans un communiqué Larry Scott, qui dirige la WTA. C'est la deuxième fois qu'Hingis, 27 ans, se retire du circuit professionnel. Elle avait annoncé son retrait une première fois en 2003 suite à des blessures, avant de retourner au plus haut niveau en 2006.
Numéro un mondiale à 16 ans six mois et un jour, Hingis a battu tous les records de précocité. Son palmarès s'orne de cinq titres du Grand Chelem. Seul Roland-Garros, où elle a disputé deux finales, lui a échappé. Handicapée pendant de longs mois par une blessure au pied, Hingis posait une première fois sa raquette. Après un match sans lendemain à Pattaya en 2005, elle annonçait son grand retour à la compétition. Il lui a permis d'engranger trois derniers titres - Rome, Calcutta et Tokyo - et de se hisser à la sixième place mondiale.
Hingis a cependant été incapable de dépasser le stade des quarts de finale dans les tournois du Grand Chelem. Blessée à la hanche, elle livrait et perdait (7-5, 6-1) son ultime match le 19 septembre dernier en huitième de finale du tournoi de Pékin face à la Chinoise Shuai Peng. Sans savoir qu'elle perdrait davantage à la fin de cette saison.
S.P. avec AFP / Eurosport
jeu 01 nov, 20h38
ZURICH, Suisse (AP) - La joueuse de tennis suisse Martina Hingis a annoncé jeudi qu'elle avait été accusée d'avoir été contrôlée positive à la cocaïne pendant Wimbledon et qu'elle mettait un terme à sa carrière.
Hingis, victorieuse de cinq tournois du Grand Chelem, a démenti avoir pris de la cocaïne.
"Je trouve cette accusation tellement immonde, tellement monstrueuse que j'ai décidé de l'affronter en parlant à la presse", a-t-elle déclaré. "Je suis énervée et en colère. Je crois que je suis 100% innocente."
La joueuse suisse de 27 ans a été battue au troisième tour à Wimbledon par Laura Granville, 6-4, 6-2. Elle avait fait son retour sur le circuit il y a deux ans après une absence de quatre ans liée à des blessures.
Hingis a remporté trois titres à l'Open d'Australie entre 1997 et 1999 ainsi que Wimbledon et l'US Open en 1997. Elle aurait pu réaliser le Grand Chelem en 1997 mais avait été battue en finale à Roland-Garros cette année-là. Elle n'a plus joué depuis sa défaite au deuxième tour du tournoi de Pékin contre la Chinoise Peng Shuai, 7-5, 6-1, le 19 septembre.
La Suissesse a déclaré qu'elle avait été accusée d'avoir pris de la cocaïne pendant Wimbledon. Elle a ajouté qu'elle avait été choquée d'apprendre que son échantillon d'urine était revenu positif après sa défaite contre Granville. "Ils disent que la cocaïne accroît la confiance en soi et crée une sorte d'euphorie", a-t-elle détaillé dans un communiqué. "Je ne sais pas. Je sais seulement que si je devais frapper la balle dans un état d'euphorie, ça ne marcherait pas."
Hingis a ajouté qu'elle avait ensuite demandé l'analyse d'un échantillon capillaire qui est revenu négatif, mais l'analyse de l'échantillon "B" de son contrôle urinaire à Wimbledon a confirmé sa positivité à la cocaïne.
La joueuse a précisé qu'elle avait engagé un avocat qui aurait découvert diverses irrégularités dans le processus d'analyse. "Il est aussi convaincu que les responsables antidopage (...) ne seront pas capables de prouver que l'urine positive à la cocaïne était la mienne", a-t-elle dit.
Hingis a expliqué que sa défense pourrait prendre des années et qu'elle avait donc décidé de mettre un terme à sa carrière.
Mario Widmer, son manager, a déclaré que le contrôle antidopage avait eu lieu le 29 juin et que la joueuse avait appris sa positivité à la mi-septembre. Les résultats de la contre-expertise lui ont été communiqués deux ou trois semaines plus tard. "Elle est très angoissée", a déclaré Widmer. "Elle a le coeur brisé... C'est fou. C'est très compliqué et complexe."
Le directeur exécutif du WTA Tour, Larry Scott, a affirmé que le circuit féminin n'avait pas reçu d'information officielle concernant un contrôle positif et qu'il n'était donc pas en mesure de commenter l'affaire. "Cependant, il est important de se souvenir que dans le domaine de l'antidopage, tous les joueurs sont présumés innocents jusqu'à preuve du contraire", a déclaré Scott. "Martina Hingis est une championne fantastique admirée des amateurs de tennis dans le monde entier", a-t-il rappelé, "lors de son come-back le plus récent, elle a de nouveau prouvé qu'elle pouvait être performante au plus haut niveau".
Le 31 mars 1997, Hingis était devenue la plus jeune numéro un mondiale de l'histoire, à l'âge de 16 ans, six mois et un jour. Elle occupe actuellement le 19e rang mondial.
L'ancien numéro un mondial Mats Wilander et Karel Novacek avaient été contrôlés positifs à la cocaïne à Roland-Garros en 1995. Les deux avaient été suspendus trois mois. AP
petr/v0/st
jeu 01 nov, 21h22
ZURICH (AFP) - L'ancienne N.1 mondiale Martina Hingis a révélé jeudi à Zurich qu'elle avait été contrôlée positive à la cocaïne lors du dernier Wimbledon et en a tiré les conséquences en mettant un terme à sa carrière, tout en clamant son innocence.
"Ce sont des accusations immondes et monstrueuses. Je ne me suis jamais dopée", a déclaré la Suissesse, lisant d'une voix calme mais visiblement émue un communiqué avant de s'éclipser sans répondre aux questions.
Selon Hingis, dont les échantillons A et B ont été testés positifs, son avocat a "constaté de nombreuses incohérences concernant le test d'urine pris à Wimbledon. Il est également persuadé que les officiels n'ont pas respecté la procédure antidopage et qu'ils ne sont pas en mesure de prouver que l'urine testée soit la mienne."
Hingis a également déclaré s'être "soumis à un test capillaire qui s'est avéré négatif" entre les analyses des échantillons A et B.
Mais comme elle n'a "aucune envie de passer les prochaines années à (se) battre contre les instances antidopage", elle a préféré mettre un terme à sa carrière, échappant ainsi dans les faits à une éventuelle suspension.
Que la Suissesse allait se retirer des courts de tennis était devenu un secret de polichinelle. Un manque de motivation et des problèmes physiques avaient été évoqués.
Mais personne ne s'attendait à une telle bombe, même pas la WTA, l'organisme qui gère le circuit féminin mais qui a délégué son autorité en matière d'antidopage à la Fédération internationale (ITF). Jeudi elle n'avait "pas reçu d'informations" concernant un éventuel contrôle antidopage de Hingis.
Selon l'entourage de la joueuse, celui-ci aurait eu lieu à l'issue de sa défaite au troisième tour de Wimbledon le 29 juin face à l'Américaine Laura Granville.
Les cas de dopage dans le tennis sont plutôt rares, une quarantaine depuis les premiers contrôles en 1986. Ces dernières années, ce sont surtout des joueurs argentins (7 des 30 derniers cas) qui ont été concernés. Le Suédois Mats Wilander avait été, comme Hingis, contrôlé positif à la cocaïne, en 1995 à Roland-Garros.
"Je suis frustrée et en colère, a souligné Hingis. C'est un fait qu'il est de plus en plus difficile pour moi sur le plan de physique de rivaliser au plus haut niveau, et des accusations comme celle-là ne me donnent pas franchement envie de seulement essayer de le faire."
"Alors, considéré la situation, mon âge (27 ans) et mes problèmes à la hanche, j'ai décidé de ne plus jouer au tennis sur le circuit", a ajouté la Suissesse.
C'est la deuxième fois qu'Hingis se retire du circuit professionnel. Lorsqu'elle prit pour la première fois ses distances avec le tennis fin 2002, elle était partie pour laisser un souvenir mitigé dans l'abécédaire de la petite balle jaune: excessivement brillante sur le court et souvent agaçante en dehors.
Plus jeune N.1 mondiale de l'histoire, à 16 ans six mois et un jour, Hingis avait outrageusement dominé le tennis féminin entre 1997 et 2000, période durant laquelle elle a remporté cinq titres du Grand Chelem.
Mais avec ses manières de chipie, sa manière d'enfoncer ses adversaires en conférence de presse et ses déclarations malheureuses, elle s'était aussi fait beaucoup d'ennemies sur le circuit.
Comme lorsqu'elle a traité Amélie Mauresmo de "demi-homme" en 1999. Ou lorsqu'elle a quitté le central de Roland-Garros en pleurs en plein milieu de sa finale perdue en 1999 face à Steffi Graf, sifflée par le public qui ne lui pardonnait pas ses mimiques et ses interminables discussions avec l'arbitre.
Sa deuxième vie sur les courts, après trois ans de pause, lui avait permis de policer son image à défaut de retrouver le même niveau de jeu. Après avoir été la fille qu'on adorait détester, Hingis était soudain devenu le chouchou de plein de stades. Avant que l'annonce de son contrôle positif ne vienne tout gâcher.
jeu 01 nov, 18h53
ZURICH, Suisse (AP) - La joueuse de tennis suisse Martina Hingis a annoncé jeudi qu'elle était visée par une enquête après avoir été contrôlée positive à la cocaïne à Wimbledon et qu'elle mettait un terme à sa carrière.
Hingis, victorieuse de cinq tournois du Grand Chelem, a démenti avoir pris de la cocaïne.
La joueuse suisse de 27 ans a été battue au troisième tour à Wimbledon par Laura Granville, 6-4, 6-2.
Hingis a fait son retour sur le circuit il y a deux ans après une absence de quatre ans liée à des blessures.
Elle a remporté trois titres à l'Open d'Australie entre 1997 et 1999 ainsi que Wimbledon et l'US Open en 1997.
Hingis n'a plus joué depuis sa défaite au deuxième tour du tournoi de Pékin contre la Chinoise Peng Shuai, 7-5, 6-1, le 19 septembre. AP
petr/v0
jeu 01 nov, 13h15
BERNE, Suisse (Reuters) - L'ancienne numéro un mondiale Martina Hingis s'apprête à annoncer sa retraite pour la deuxième fois en quatre ans, rapportent jeudi les médias suisses.
Handicapée par une série de blessures et des problèmes de santé, la joueuse suisse, âgée de 27 ans, avait repris le chemin des courts en décembre 2005, après avoir arrêté une première fois sa carrière professionnelle en 2003.
De retour sur le circuit, Hingis, victorieuse de cinq tournois du Grand Chelem, avait surpris en remportant trois nouveaux titres sur le circuit en 2006 pour finir la saison au septième rang mondial.
Elle est encore actuellement 19e du classement WTA.